27 avril 2008
H E I N E K E N

Jolie rouquine
a marché devant lui.
Pour une heure, jolie
rouquine a été
son témoin de l’inconnu.
Il
Aurait voulu avoir tes yeux,
que vois-tu ?
Seconde révolue, seconde
chérie,
Lorsque
Ton regard a glissé
sur son épaule.
Fée douceur, jamais de face,
Ton profil
Le dévisage ;
Muse de son ennui.
Tout habillée
de sable,
Tout habillée
de vague,
La brume de ta beauté.
Jolie rouquine
a fait battre le monde,
Jolie rouquine
a fermé ses yeux,
et jeté dans le noir
Un regard indolent ;
Princesse sacrifiée aux
regards indécents.
Dans ton soupir sans fin,
douleur, fierté,
Se mêlent.
Lui, t’offense.
Il sait, sans doute,
Que ton acier est froid.
Mais il ignore, toujours,
Comment toucher l’abyme.
Sur l’autel du passage, de
l’entrevue,
de l’éphémère,
Il n’a pas su te rencontrer.
S’en retourne la belle,
le dos brûlé,
le cœur en sang ;
Avec deux yeux rougis,
au creux des reins.
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